Présentation
L'Eau : un Bien Commun !
Archives des nouvelles
+ Année 2012
+ Année 2011
+ Année 2010
+ Année 2009
+ Année 2008
+ Année 2007
Copenhague - COP 15
Faire la Paix avec l'eau
L'eau transnationale
Documentation générale
Séminaire 6/7 mars 2008
Nouvelles des Amis
RSS
Visites

 272273 visiteurs

 6 visiteurs en ligne

Actualités


 ViaCampesinaRio20.pngViaCampesinaRio20.png

La Via Campesina appelle toutes les organisations paysannes du monde ainsi que ses alliées et alliés à organiser des actions au cours du mois de juin.

L’avancée du système capitaliste qui, pendant les deux dernières décennies, est arrivée à des dimensions inédites, conduit à des crises tout aussi inédites. Les crises financière, alimentaire, énergétique et environnementale sont les visages multiples de la crise structurelle du capitalisme, qui ne connaît pas de limites dans sa quête de profits. La crise structurelle actuelle, comme d’autres crises de cette sorte, touche les peuples du monde mais laisse indemnes les élites et les grandes sociétés.(...)

La Conférence Rio + 20 en est un exemple clair. Au lieu de rassembler les gouvernements du monde entier pour trouver de vraies solutions à la crise environnementale, cet événement servira à consolider les fausses solutions aussi bien que l’accaparement des territoires des paysannes et paysans, ainsi que des peuples premiers. A la Conférence de l’ONU, il n’y a que les intérêts des grandes sociétés qui trouveront leur place.(...)

 

Ainsi, en tant que Via Campesina , nous demandons à nos organisations membres et à nos alliées et alliés d’organiser et de coordonner des luttes pendant tout le mois de juin, principalement durant la Journée internationale de l’environnent, le 5 juin. De cette manière, nous démontrerons notre unité et notre force afin d’envoyer à l’avance, de partout dans le monde, un message radical aux représentants des gouvernements qui se réuniront à Rio + 20, du 20 au 22 juin, à Rio de Janeiro, Brésil.

 

Parallèlement à la Conférence officielle, nous, les peuples du monde, serons réunis au Sommet des Peuples, dans un processus de construction collective et de mobilisation permanente. Au cours de la semaine du 18 au 22 juin, il y aura aussi une période de mobilisation mondiale, car notre tâche ne se situe pas seulement à Rio de Janeiro. En effet, nous devons poursuivre les luttes dans notre propre pays, particulièrement lors de la journée inaugurale de la Conférence officielle, le 20 juin. Cette période de luttes sur tous les continents devrait se répercuter à Rio de Janeiro et dans le monde entier.

 

Lire l'intégralité de cet appel : http://viacampesina.org/fr/index.php?option=com_content&view=article&id=698:rio20-journee-internationale-de-luttes-les-peuples-du-monde-contre-la-marchandisation-de-la-nature&catid=46:changements-climatiques-et-agrocarburants&Itemid=71


Les factures de l'eau et le droit à l'eau

Depuis bientôt deux ans, le droit à l'eau et à l’assainissement a été reconnu comme étant un droit de l'homme en tant que tel par l'ONU (A/RES/64/292 du 28 juillet 2010). Cela implique, notamment pour la Belgique qui a voté pour l'adoption de cette reconnaissance, que les Etats sont tenus de garantir un accès à l'eau potable pour chacun de ses citoyens. Or nous constatons que, en Région wallonne plus précisément, l'augmentation du prix des services hydriques multiplie le nombre de ménages se trouvant en difficulté de paiement. N'est-ce pas là un frein direct à l'accès à l'eau pour tous ? 

Face à ce constat (cf. Tableaux ci-dessous), nous proposons quelques pistes de réflexion. 

 

Selon le rapport 2011 d'Aquawal portant sur les statistiques de l'eau potable et de l'assainissement des eaux usées, la facture totale moyenne pour une consommation de 100 m3 d'eau en Wallonie est passée de 252 € en 2005 à 383 € en 2010, à savoir une augmentation de 51 %. 

Evol_Prix_Eau_Wall.gif

 

Parallèlement, le nombre de consommateurs en difficulté de paiement (le nombre d’usagers qui ne paient pas à l’issue du délai de mise en demeure) est passé de 76.202  en 2006 à 119.660 ménages en 2010, sur environ 1,5 million de compteurs actifs en Wallonie. 

Evol_retards_paiements_Eau_Wall.gif

 

Cette évolution regrettable pose la question de la concrétisation du droit à l'eau pour tous. Du fait des limites du principe du consommateur-payeur par rapport au droit humain à l’eau, un fonds social de l’eau - alimenté par chaque usager via redevance de 0,0125 € par m3 d’eau distribuée - a dû être établi pour aider les populations en situation précaire à payer leur facture d’eau. Aujourd’hui, ce fonds est de plus en plus sollicité et ne suffit plus. Or, l’augmentation du tarif de l’eau, dans le contexte actuel, n’est pas prête de s’arrêter. D’une part, il se fait que la baisse du volume d’eau utilisé engendre une augmentation de son prix à l’unité*. D’autre part, est à prévoir l’intégration, dans le prix de l’eau, de la part restante des coûts liés à l’équipement du territoire en stations d’épuration et des coûts de la rénovation du réseau d’égoûts dans les villes.

 

Nous pensons plus globalement que cela pose clairement les limites d'une politique qui vise, selon la DCE, à recouvrir totalement les coûts des services liés à l'eau en identifiant toujours plus le « consommateur » comme devant prendre la charge de nombreux éléments qui ne devraient pas y être entièrement inclus dans la facture, notamment l'égouttage dont une des fonctions majeurs est aussi d'évacuer les eaux pluviales. Nous appelons dès lors à changer ce système en recourant à l'Initiative Citoyenne Européenne. Ne pourrions-nous pas également imaginer le transfert vers d'autres sources de financement telles que la fiscalité foncière ou une taxe spécifique sur les surfaces imperméabilisées, comme l'ont proposé les États Généraux de l'Eau à Bruxelles ?
 

Il est temps de réinventer une culture financière publique pour le financement à charge de la collectivité des coûts liés à la disponibilité et à l'accès à l'eau potable et à l'assainissement, droit humain universel, indivisible et imprescriptible.


François Lebecq, Emmanuel Petrella et Anna Poydenot

Chargés de mission à l'IERPE

--

Du fait que le prix de l’eau est calculé en divisant la somme des coûts du service de l’eau – qui sont à 90% des frais fixes - par le nombre de mètres cubes utilisés, il s’avère qu’au moins on utilise de l’eau, au plus le mètre cube sera cher.  

 



 La place que devraient occuper les coopératives, selon Riccardo Petrella

Mardi 1 mai 2012news-petrella.jpg

 

Nous avons récemment eu le plaisir d'accueillir à Montréal Riccardo Petrella, qui sera l'un des conférenciers émérites du Sommet 2012. C'est avec beaucoup d'aplomb que l'économiste, politologue et altermondialiste a partagé des pistes de solutions de rechange aux grands enjeux mondiaux, dans le cadre d'une entrevue.

Que pensez-vous de la contribution des coopératives dans le développement durable?

Historiquement, les coopératives ont tenté d'influencer la condition humaine et sociale. La culture des coopératives vis-à-vis de l'environnement n'était pas très marquée avant les années 1980-1990. La préoccupation était présente, mais d'une manière marginale. Par la suite, on a vu émerger 2 tendances qui ont conduit les coopératives à s'intéresser de manière plus structurelle aux questions du développement durable : les écovilles et la nouvelle agriculture.

Les écovilles – réconcilier la ville avec la nature – ont donné lieu à la transformation et à la revitalisation de quartiers abandonnés, ainsi qu'à la construction de nouvelles zones urbaines. C'est alors qu'on a assisté à la création de bon nombre de coopératives d'écohabitation. On a aussi vu apparaître des initiatives visant à préserver et à ranimer les écosystèmes urbains notamment dans les bidonvilles, dans un souci d'autosuffisance alimentaire, de réintégration sociale et de reconstruction de formes communautaires.

De leur côté, bon nombre de coopératives agricoles se sont « désagriculturisées ». C'est-à-dire qu'elles sont revenues à une agriculture plus traditionnelle, orientée vers l'alimentation locale, plus respectueuse de l'environnement : c'est ce qu'on a appelé l'agriculture durable, la bioagriculture, l'agriculture des territoires, km zéro. Mais attention! Le besoin de créer une coopérative agricole ces derniers temps a souvent été animé par un souci, tout à fait compréhensible et légitime, d'accès à une alimentation plus saine que par un souci de préservation de l'environnement.

Oui, globalement, les coopératives ont aujourd'hui une bonne influence en matière de développement durable, mais ce ne sont pas nécessairement elles qui ont été les premières et les plus innovantes à cet égard. Mais elles peuvent et doivent en faire davantage!

Quel rôle les coopératives sont-elles appelées à jouer à l'avenir, en particulier d'un point de vue économique et social? Prendront-elles plus de place, selon vous?

Pour répondre de manière claire à la question, le point clé est de savoir si les promoteurs du modèle coopératif pensent que le système économique qui domine aujourd'hui – l'économie capitaliste de marché – est réellement en crise et a échoué dans sa capacité de garantir un fonctionnement correct, juste, équitable, constructif des « règles de la maison » en matière « d'économie ».

Est-ce qu'ils croient que la crise économique – qui n'est pas la seule crise actuelle – est transitoire et qu'elle sera résolue grâce à une relance de la croissance mondiale à l'aune de l'économie verte? En outre, pensent-ils qu'il n'y a pas réellement d'alternative à l'équation capitalisme-financiarisation-économie de marché et que, dans ce contexte, une coopérative doit aussi s'inspirer d'une culture entrepreneuriale reposant sur des objectifs de performance, d'efficacité et d'efficience sur le plan financier, et d'innovation sur les marchés concurrentiels locaux, nationaux voire internationaux?

Si tel était le cas, il me semble qu'un modèle coopératif, intériorisant les mêmes paradigmes de l'entreprise capitaliste de marché, ne sera pas très différent des entreprises privées qui affirment – presque toutes! – que leur mission repose sur des valeurs humanistes, sociales et environnementales. La différence qu'apporteront les coopératives sera alors minime.

En revanche, si les coopératives prennent acte que le système capitaliste de marché – qui a conduit à la situation humaine et sociale dramatique de ces dernières années et aux dévastations de la planète Terre que l'on connait – est en échec structurel et qu'il ne répond plus aux besoins de l'humanité, on pourrait alors assister à l'émergence d'une nouvelle forme de coopératives qui organiseraient la production de la richesse, notamment collective, par la promotion des biens communs et la prestation des services publics d'intérêt général indispensables au « vivre ensemble ».

La coopération doit devenir la vraie réponse aux besoins, puisque les 40 dernières années ont démontré que la compétition est une démarche erronée qui a provoqué de multiples catastrophes sociales, économiques et écologiques.

L'économie capitaliste de marché est en faillite, incapable de résoudre les problèmes qu'elle a créés. C'est la financiarisation de cette économie et la marchandisation de la vie imposée par les logiques du capital et des marchés qui sont les principales responsables des crises permanentes des 20 dernières années, non pas les citoyens, les consommateurs, les Grecs, les dépenses de l'État ou la dette publique!

En ce sens, les coopératives ne doivent pas servir à panser les maux du capitalisme ni à venir au secours de l'économie de marché : elles sont des entreprises de biens communs. On ne peut pas sortir de la crise en renforçant le système qui l'a engendrée!

Si les coopératives avaient un message à livrer aux décideurs économiques mondiaux, quel devrait-il être?

Le métier des coopératives, c'est le « vivre ensemble ». Leur instrument, c'est les biens communs. Et leur finalité, c'est la sécurité et la richesse collectives.

À l'heure où les États ont de plus en plus tendance à se désengager de leurs responsabilités sociales de partage de la richesse et à déposséder les citoyens au profit de quelques riches corporations, la coopération prend tout son sens.

Coopérer, c'est redonner une nouvelle existence à la notion d'oeuvre qui a été abandonnée au XXe siècle, c'est-à-dire réaliser des oeuvres de créations collectives : « faire ensemble pour l'ensemble ».

L'oeuvre devrait être l'existence d'une coopérative au service du bien-être des membres et de la communauté dans laquelle elle évolue, dans le cadre de l'intercoopérativisme et dans une perspective humaniste – de l'humanité toute entière.

Quel est l'élément le plus important qui devrait être inclus dans la Déclaration commune qui sera présentée à la fin du Sommet?

La sécurité d'existence est un droit pour tous. Elle est collective ou elle n'est pas.

Il ne peut y avoir d'inégalité dans la sécurité d'existence, parce que chacun est un habitant légitime de cette planète et personne ne peut être considéré comme un clandestin sur la Terre.

*   *   *


Source : http://www.sommetinter2012.coop/site/info-sommet/nouvelles?template=newsDetail&newsID=6072


Direito à água é garantido no texto base da Rio+20, mas princípios sociais seguem enfraquecidos nas definições da economia verde.


Algumas semanas atrás, os grupos da sociedade civil envolvidos nas negociações da Rio+20 compartilharam sua grande preocupação com a ameaça de retirada do direito à água no processo de preparação da Conferência, assim como o avanço de mecanismos de mercado no terreno dos direitos sociais. Durante a sessão de março das negociações na ONU, tínhamos visto com surpresa e decepção um grupo de países liberais na ofensiva para remover qualquer referência aos direitos humanos, incluindo o direito à água no texto-base que será apresentado em junho aos chefes de Estado no Rio. Na ocasião diversas ONGs, especialistas em direitos humanos, sindicatos e movimentos sociais se mobilizaram para denunciar a ofensiva sobre os direitos e sobre princípios nascidos no próprio processo da Rio92.


Durante este mês de abril diversas redes e organizações da sociedade civil se mobilizaram para a penúltima sessão de negociações nesta ultima semana de abril, propondo reuniões e “side events” (sessões paralelas às discussões oficiais nas Nações Unidas) sobre os temas mais sensíveis a respeito dos “direitos em risco." Presentes para as sessões de negociações, essas organizações também mantiveram a pressão sobre os negociadores dos estados membros para obter alguns resultados, importantes como a vitoria no capitulo relativo à água, nde vimos o recuo da maioria dos países que se opunham ao direito à água no paragrafo n º 67, com exceção do Canadá que novamente solicitou a sua retirada.


Nesta sessão do dia 26 de abril onde foi negociado o capitulo da água, a Suíça foi o primeiro pais a intervir, reforçando "a importância do direito à água como essencial no texto". Os Estados Unidos, União Europeia, Israel e Austrália, que na sessão passada haviam apoiado o Canadá, abstiveram-se desta vez na demanda de exclusão do direito à água no paragrafo 67, mesmo depois do Canada intervir para pedir a sua remoção por completo do texto. A Noruega felizmente manteve sua posição e pediu a manutenção de todo o paragrafo, em oposição à posição do Canadá. Finalmente o negociador do G77 (grupo de 131 países no mundo que inicialmente tinham 77, daí o seu nome) fez então uma forte defesa do direito à água, pedindo a divisão mesmo parágrafo em duas partes para conferir maior visibilidade à primeira parte do paragrafo relativo ao direito à água. Segundo o representante do G77, "O direito à água não pode ser colocado no mesmo patamar que as questões de gestão e de investimento".


As redes e instituições que trabalharam para que o direito à água fosse finalmente reconhecido na Assembleia geral da ONU em julho de 2010 apoiam a posição defendida pelo G77, pela Suíça e pela Noruega neste processo e não podem aceitar um retrocesso na Declaração final da Rio+20 em relação a este principio.


No próximo mês de junho os chefes de estado de mais de cem países e milhares de representantes de organizações de todo o mundo estarão no Rio de Janeiro propondo alternativas para o desenvolvimento sustentável e fazendo escolhas fundamentais para nossa sociedade e para nosso planeta. O que estamos testemunhando nas negociações é que existem avanços e novos processos positivos sendo abertos em algumas áreas como energia, agricultura, oceanos, ou com a proposta de Proteção Social Universal, mas que por detrás das aparências da economia verde pode haver um histórico retrocesso no tocante a alguns direitos sociais e um claro avanço dos mercados financeiros em direção à mercantilização e à financeirização dos recursos naturais indispensáveis para a vida.


Sabemos que esta vitória pelo direito à água é certamente setorial e um passo ainda provisório, mas pode ser um exemplo para reinjetar energia da sociedade civil no processo da Rio+20 e nos dar força para influenciar sobre as escolhas a serem feitas nos próximos meses. Precisamos ainda ampliar e qualificar o debate sobre onde e quais estados seguem capturados por diferentes interesses econômicos nos diferentes temas e quais são as “linhas vermelhas” que acreditamos importante demarcar em relação aos direitos humanos e aos chamados princípios do Rio, como o principio de precaução; o principio do poluidor pagador; o principio das responsabilidades comuns porem diferenciadas, aprovados 1992 e questão sendo ignorados ou sofrendo retrocessos no processo de negociação.


Para alem de uma visão ainda superficial e genérica sobre a economia verde, de manifestações populares – a maioria das quais legitimas e importantes - contra os excessos do modelo liberal e contra determinados projetos de grande impacto socioambiental, vemos que infelizmente a sociedade de um modo geral ainda está bem desinformada e sem compreender o que é esta economia verde e que está em jogo na Rio+20.


O Comitê Facilitador da Sociedade Civil vem promovendo encontros, reuniões e atividades para promover a participação social no processo e esperamos que a Cúpula dos Povos por Justiça Social e Ambiental - a ser realizada no Aterro do Flamengo do 15 ao 22 de junho - seja um espaço fundamental neste debate publico. Como lemos cada semana na primeira pagina do jornal satírico francês Le canard Enchainé, “a liberdade de informação só se enfraquece quando não a usamos”.



André Abreu

Fundação France Libertés
NY, 27 de abril de 2012



ecuador_march_becker.jpg
See: http://www.youtube.com/watch?v=0DNKERbVi4g&feature=related


Written by Marc Becker  
Tuesday, 24 April 2012 13:08
See: http://upsidedownworld.org/main/ecuador-archives-49/3592-ecuador-plurinational-march-for-life-water-and-dignity

 

"Thousands of Indigenous protestors carrying a giant rainbow flag arrived in Ecuador's capital of Quito on March 22 (World Water Day) after a two-week Plurinational March for Life, Water, and Dignity of the Peoples. The march was in opposition to government plans to commence with large-scale mining, as well as to defend Ecuador's new progressive 2008 constitution against neoliberal attacks and to pressure for the passage of water and agrarian revolution laws. The protesters contended that mining will siphon off and contaminate water supplies, and that communities were not properly consulted about the environmental impacts of the projects.

The march began on March 8, International Women's Day, in the canton of El Pangui in the southern province of Zamora Chinchipe, traveling about 700 kilometers to Quito. The march stopped in towns and cities along the route to build support for their demands. Feeder marches from across Ecuador as well as other leftist activists in the capital city joined the March 22 demonstration. The Confederation of Indigenous Nationalities of Ecuador (CONAIE), Ecuador's largest Indigenous organization that played a significant role in leading anti-neoliberal protests in the 1990s, led the marches. President Rafael Correa's government organized counter-demonstrations on both March 8 and March 22.

On March 5, just before the march started, Correa signed a $1.4 billon contract with the Chinese-owned company Ecuacorriente to begin open-pit strip mining of copper. The planned Mirador mine will measure two kilometers across and 800 meters deep, and will be the South American country's first such large-scale mining project. While Correa labeled the contract as one of the best ever negotiated, protesters were concerned about the negative environmental consequences of an expansion of resource extraction. Correa says that the mining projects will help fund development projects, including roads, schools, and hospitals. "We cannot be beggars sitting on a sack of gold," Correa said when he signed the contract."(...)


To read more:- http://upsidedownworld.org/main/ecuador-archives-49/3592-ecuador-plurinational-march-for-life-water-and-dignity
- http://ierpe.eu/news.php?lng=fr&pg=245 


flyerICE.jpg
 
L’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) "L'eau aux citoyens. Le droit à l'eau, patrimoine de l'humanité, ne se vend pas !", qui est portée par une plate-forme associative, a pour but de proposer 3 modifications de la Directive-Cadre européenne sur l'Eau (DCE) de l'an 2000 afin d’arrêter la marchandisation et la financiarisation de l’eau, facilitées par la DCE et, par conséquent, la privatisation des services de l’eau qui conduit à la privatisation du pouvoir politique en matière d’eau. Cette ICE vise aussi à promouvoir la justice sociale face au droit à l’eau ainsi que la responsabilité collective du citoyen à l’égard de la « res publica » et des biens communs tels que l’eau

La première Assemblée de cette plate-forme associative aura lieu le 24 mai au Parlement Européen et visera à faire le point sur son ouverture à 11 pays et à sa transversalisation. 

Si vous désirez assister à cette assemblée, veuillez nous contacter : 
francois@ierpe.eu  
+32(0)2 502 59 82
INSCRIPTION OBLIGATOIRE (enregistrement des badges d'accès au Parlement)

 RedAguaPublica.jpg


Actos en todo el territorio por el Día Mundial del Agua

El 22 de marzo celebramos el Día Mundial del Agua, por eso desde las diferentes entidades que formamos la Red estatal Agua Pública (RAP) hemos organizado todo tipo de actos en distintos puntos de España para informar y sensibilizar sobre la situación del agua en España, el mundo y la importancia del Derecho Humano al Agua y al Saneamiento.

La RAP, cuyo manifiesto podéis leer aquí,  denuncia los múltiples procesos de privatizacion y mercantilización que se estan produciendo en España y exige responsabilidades ante el expolio social que se estamos viviendo.


  Du Forum alternatif mondial de l’eau à Rio + 20 - par Le_Webmaster le 17/04/2012 @ 13:46

Du Forum alternatif mondial de l’eau à Rio + 20

mercredi 11 avril 2012, par Marc Laimé


Organisé à Marseille du 14 au 17 mars dernier, en contrepoint du sixième Forum mondial de l’eau, le Forum alternatif mondial de l’eau (FAME) a rassemblé plus de cinq mille participants venus partager leurs expériences de lutte contre la marchandisation de l’eau, et en faveur de la reconnaissance de l’accès à l’eau comme droit humain fondamental. Une étape cruciale dans la perspective du Sommet de la Terre « Rio + 20 », quand, sur fond de crise systémique irrésolue, les odes à la « croissance verte » incarnent de nouvelles menaces de marchandisation accélérée des ressources hydriques.

Présenté par ses promoteurs comme un événement planétaire décisif, le sixième Forum mondial de l’eau a tourné à la déroute. Le président de la République, M. Nicolas Sarkozy, qui devait l’inaugurer en grande pompe en présence d’une centaine de chefs d’Etat, a fait défection in extremis, y déléguant son premier ministre, M. François Fillon, dont l’intervention a signé un fiasco diplomatique sans précédent…

Aucune vision, aucune solution crédible et pérenne n’a émergé de ce forum alors que la crise de l’eau continue à faire des ravages et en dépit d’« engagements » mille fois ressassés auxquels nul n’accorde plus crédit.

Mais le Conseil mondial de l’eau n’en a pas moins annoncé, dans un communiqué en date du 14 mars 2012, vouloir « porter » les questions de l’eau et de l’assainissement à Rio de Janeiro (Brésil), à l’occasion de la conférence pour le développement, dite « Rio + 20 », qui se tiendra du 20 au 22 juin 2012, et qui a inscrit ces questions à son agenda.

Un Forum alternatif créatif


A contrario, le Forum alternatif qui se tenait en contrepoint a témoigné d’une étonnante résilience, à l’heure où les thuriféraires de la « croissance verte » érigent le greenwashing (laver plus écolo) en nouvel horizon indépassable de notre temps.

Car, en dépit des obstacles rencontrés pour faire vivre un grand moment d’échange d’expériences souvent méconnues, les protagonistes du FAME se sont réjouis d’un succès inattendu, et ont très vite songé à prolonger cette étape marquante des mobilisations pour l’eau, qui gagnent en ampleur depuis plus d’une décennie, comme l’atteste la déclaration adoptée à l’issue du Forum alternatif de Marseille.

pdf_h.png
FAME la déclaration de Marseille


Ou cette métaphore voyant dans les luttes pour l’eau le miroir coruscant d’une campagne présidentielle française bien atone


Quelle gouvernance mondiale de l’eau ?


Forum et contre-forum ont aussi donné lieu à des remises en cause de l’existence même du Forum mondial de l’eau, auquel de nombreuses voix appellent à substituer – par le biais de la création, soutenue par la France, d’une Agence mondiale de l’environnement sous l’égide de l’ONU –, une nouvelle organisation onusienne spécifiquement dédiée à l’eau.

Une solution qui ne va pas de soi, si l’on en croit les réactions de parlementaires français à l’opinion exprimée par le président de Green Cross International, M. Mikhaïl Gorbatchev, s’inquiétant des risques inhérents au développement d’une nouvelle bureaucratie qui n’apporterait pas davantage de réponses pertinentes à la question de l’eau…

Nouvelles tensions autour du « Droit à l’eau »


Dans le même temps, de vives tensions se font jour au sein de la communauté internationale autour du « droit à l’eau », qui fait l’objet depuis plusieurs années de négociations complexes dans différentes instances.

Ce « droit à l’eau » ne se laisse pas appréhender aisément, et fait l’objet de polémiques récurrentes.

Riccardo Petrella, président de l’Institut européen de recherche sur la politique de l’eau (IERPE), en livrait une exégèse remarquée dans une tribune publiée le 9 août 2010 par le quotidien La Libre Belgique.

Or, peu après la tenue des Forum et contre-forum de Marseille, les défenseurs du « droit à l’eau » lançaient un nouveau cri d’alarme.

Dans la perspective du sommet « Rio + 20 », un premier brouillon de déclaration finale a été rédigé par le secrétariat de l’ONU. L’article 67 de ce draft provisoire réaffirmait l’importance de l’accès à l’eau potable comme droit humain fondamental, avant de le soumettre à d’éventuels amendements comme il est de règle en la matière.

Or, de nombreux pays du Nord refusent catégoriquement toute nouvelle avancée en ce sens.

Le débat est désormais clairement posé et va sans aucun doute monter en puissance à l’approche du prochain Sommet de la Terre, dans la perspective duquel se mobilise déjà la société civile internationale.

L’Union européenne, elle aussi, dans la perspective de ce même sommet, a dans un premier temps supprimé toute référence à l’idée de droit, insistant à l’envi sur la nécessité de considérer l’eau comme un capital qui fournit des services écosystémiques, pour l’instant invisibles et gratuits, auxquels doit être attribué un prix…

Dans une tribune publiée par l’hebdomadaire Politis le 29 mars 2012, Geneviève Azam, membre du Conseil scientifique d’Attac, stigmatisait cette dérive : 
« Ces services sont par exemple ici ceux rendus pour la lutte contre le changement climatique, pour la biodiversité, pour la purification de l’eau, pour le maintien des sols. Comment calculer ce prix ? [Le projet] d’amendement [élaboré par la Commission européenne] ne le dit pas, mais tous les textes à notre disposition sont clairs : ce prix doit émerger des marchés de services écosystémiques et de “financements innovants” gagés sur ces services. C’est pourquoi, à la marchandisation des ressources, déjà ancienne, s’ajoute leur financiarisation. 
Ces amendements illustrent la mobilisation de l’Union européenne pour mettre l’“économie verte” au sommet de l’agenda de Rio + 20. Cette économie verte prend acte de la dégradation de la planète et l’épuisement de la Terre viendrait de l’absence d’une évaluation économique de la nature, d’une information défaillante : les prix, censés orienter les comportements vers un équilibre, sont incomplets car les services rendus par la nature ne sont pas comptabilisés. Avec cette économie verte, il ne s’agit plus simplement de puiser dans le stock des ressources naturelles et de les intégrer au cycle de la production, mais de considérer la nature comme partie du cycle de la production. C’est bien plus qu’un verdissement du capitalisme ! »

Si l’on y ajoute les « nouvelles approches de marché pour lutter contre la pauvreté », vulgarisées par la revue Facts Reports sponsorisée par la Fondation Veolia, on mesurera combien ce nouveau capitalisme vert a tiré les enseignements de la période...

Reste qu’on ne saurait trop inciter les militants sincères du « Droit à l’eau » à la circonspection.

Car ce concept, instrumentalisé de longue date par Veolia et Suez, est aussi devenu un véritable cheval de Troie pour les tenants de la marchandisation des services hydriques, comme on s’en convaincra sans peine en prenant connaissance d’une « Note à usage interne » élaborée en mai 2011 par le pôle études, veille & argumentaires de la direction de la communication de Veolia Environnement, qui y décrit par le menu tous les avantages qu’un opérateur privé peut attendre d’une maligne promotion du « Droit à l’eau »…

pdf_h.png
« Questions-réponses sur le droit à l’eau »
Veolia Environnement, mai 2011.

Droit à l’eau et droit de l’eau


Ces débats revêtent donc désormais une nouvelle dimension, comme en ont témoigné les passionnants échanges intervenus au FAME, qui visaient à imaginer la création de nouveaux outils juridiques destinés, non seulement à promouvoir le « droit à l’eau » de celles et ceux qui en sont démunis, mais aussi à inventer les dispositifs et procédures qui permettraient tout autant de pénaliser les usages irrationnels de l’eau.

Des réflexions proches de celles déjà engagées par ailleurs relatives à l’institution d’un nouveau Tribunal international en charge des « crimes écologiques »…

Une initiative citoyenne européenne


Dans le prolongement du référendum organisé l’an dernier en Italie, qui a permis d’y stopper la libéralisation des services hydriques, la Fédération syndicale européenne des services publics (FSESP) annonçait pour sa part le 22 mars 2012, lors de la Journée mondiale de l’eau, le lancement de l’Initiative citoyenne européenne (ICE), « L’eau est un droit humain, pas une marchandise », et l’ouverture du site web www.right2water.eu, l’un des outils qui permettra de recueillir les signatures nécessaires au succès de l’opération [1].

Cette initiative a été présentée à la Commission européenne le 2 avril. La Commission dispose d’un délai de deux mois pour la valider. Ensuite, l’enregistrement officiel des signatures pourra démarrer et ses initiateurs disposeront d’un an pour collecter le million de signatures requises.

Par ce biais, la FSESP et plusieurs organisations de la société civile à travers l’Europe vont faire campagne pour la reconnaissance de l’eau comme un droit fondamental dans l’Union.

Pour Mme Carola Fischbach-Pyttel, secrétaire générale de la FSESP, « l’accès à l’eau est un droit humain. Les services publics comme l’eau et l’assainissement ne doivent pas être libéralisés et dominés par les intérêts commerciaux et d’entreprise. Une initiative citoyenne couronnée de succès exprimera à la Commission et aux gouvernements que les citoyens veulent une Europe sociale et rejettent une Europe dominée par les entreprises ».

 

 


 

 

Notes
[1] ICE « L’eau est un droit humain, pas une marchandise » : 
Contact : Pablo Sanchez.

 
EcodialogueViganMai2012.jpg


Conférences, tables rondes, ateliers, films, forum, expositions, jeux, animations scolaires, sorties nature. Pour télécharger le programme complet :
http://www.levigan.fr/fr/images/actualites/programmeecodialogue.pdf



Rettet den Regenwald (association Sauvons la Forêt)

 

31 204 signatures à ce jour

Début de l'action: 22 mars 2012

MarcheEauEcuadorQuito2012.jpg

youtu.be/HNfvD-vRWyk

 

« L'eau n'est pas à vendre, cela doit être défendu ! », « L'eau, c'est la vie ! », tels sont les slogans repris en choeur de toutes parts de l'Equateur par les milliers de manifestants qui ont marché vers la capitale Quito. L'utilisation traditionnelle des ressources naturelles en eau est à la base même de l'existence de la majorité des équatoriens. Dans leur pays, l'eau n'est pas une marchandise mais un bien public commun : l'accès gratuit aux ressources d'eau naturelles et propres est un droit inscrit dans la Constitution équatorienne. Cependant, les conflits relatifs à l'utilisation des ressources en eau sont de plus en plus fréquents entre les entreprises et la population. 

 

Exploitation minière vorace en eau

 Les manifestants demandent à ce que leurs ressources naturelles ne soient pas sacrifiées pour l'extraction de matières premières. L'activité minière requiert l'utilisation d'énormes quantités d'eau. Par exemple, la seule mine « Mirador » dans la province équatorienne de Zamora Chinchipe, jouxtant le Pérou, consomme 140 litres d'eau par secondes. Ainsi, chaque jour, deux millions de litre d'eau (!) sont prélevés sur les cours d'eau adjacents et ceci au détriment des villages voisins. Leurs populations ont besoin de cette eau pour la culture de leurs terres et leurs élevages. La mine « Mirador » n'est qu'un des nombreux projets miniers en Equateur. 

 

 En signant la lettre de pétition adressée au président Rafael Correa, vous vous montrez solidaires du peuple équatorien dans ses revendications pour le maintien de l'accès libre à l'eau et pour un environnement propre.

 La pétition en ligne : https://www.sauvonslaforet.org/petitions/863/soutenez-la-marche-pour-l-eau-et-pour-la-vie-en-equateur


DébutPrécédent [ 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 ] SuivantFin



Régie publicitaire

Haut